Perruches & Perroquets

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 Je ne peux pas revenir en arrière

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La pie bavarde
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Pays : France | Ville : HALLUIN

MessageSujet: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 20:30

Bonjour à tous,


Je m'occupe d'observer mes perruches car il y a de la repro dans l'air. J'ai lu et bien imprimé dans ma tête les conseils, les recommandations, dont la cage de repro.

Cet après-midi j'ai vu Gaia s'offrir à Roméo, et au moment ou il a essayé de monter sur son dos, Watson s'est pointé pour le chasser. Je me suis dit "ma vieille, tu vas leur mettre une cage de repro".

Je prépare tout, je monte avec la cage aménagée, je prélève les oiseaux au filet, déjà là, je stresse tout le monde, l'horreur. Je mets Roméo dans la cage, puis quand j'en mets GaIa dans la cage, Roméo se fait la malle (je n'avais personne pour m'aider). J'appelle mon mari pour qu'il vienne m'aider, mais j'étais déjà mal car mes oiseaux étaient tous stressés.


Il arrive et me dit "mais qu'est ce que tu fais, ils sont pas heureux comme ça tes oiseaux? T'es pas éleveur, laisse donc faire la nature, il sont bien là tes oiseaux, tu vas quand même pas les mettre dans une cage?" . Je lui réponds qu'il ne fallait surtout pas me dire ça, car je me sens déjà incapable de revenir en arrière en les mettant dans une cage.

Résultat des courses, je les ai remises dans leur pièce, et je suis juste incapable de souffrir de les voir dans une cage.


Et comme un bonheur (malheur?) n'arrive jamais seul, voilà que Watson fait une cour d'enfer à perruche bleue, et....elle apprécie, j'ai donc deux mâles qui nourrissent deux femelles, ben me v'là propre!

J'ai dit à mon mari " je crois qu'elles sont un peu trop bien, alors elles expriment tout leur potentiel".


Je ne peux pas supporter une cage, vraiment, je ne peux plus. C'est pire que si c'était moi qu'on mettait dans une geôle. Mes oiseaux stressent, et je sais qu'à l'instant où ils retournent dans LEUR environnement, ils sont bien.


Je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire....c'est la bûche à creuser qui a tout déclenché et je redoute des problèmes. Pourtant, fondamentalement, j'ai confiance en elles, mais il y a des joutes entre Roméo et Watson, aucune entre les femelles.


Quant à Perrruche bleue, je me demande si elle n'est pas trop grosse pour passer dans un trou de nid.


Ben oui, vous avez le droit de vous marrer, c'est pour le moins cocasse.


Serais-je légèrement dépassée par les évènements? scratch Je suis incapable de les voir encagées, ça me rend malade.
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Margaux
Membre d'honneur
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Pays : France | Ville : Rennes et pays de la Loire

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 20:40



Tentative de repro ne veut pas nécessairement dire "isolement en cage"! Wink

Je n'ai jamais trouvé très naturel d'isoler les couples du groupe social au moment de la repro... même si ça à un côté pratique et sécuritaire indéniable!

Les espèces ultra grégaires comme les perruches nichent au sein d'un groupe. Certes les nids sont souvent bien espacés, certes l'espace est grand, certes il y a des conflits, des chamailleries, des risques. Mais c'est quand même ainsi que se font les choses dans la nature!

Faire de la repro c'est accepter de prendre des risques tout en essayant de les minimiser.

Je n'ai jamais fait de repro en cage, mes oiseaux n'ont jamais supporté d'être isolés du groupe social. Et en respectant certaines règles, je n'ai jamais eu de mauvaises surprises ou de difficultés particulières liées à la repro en colonie.

Je pense qu'il faudrait mettre plusieurs nids à la même hauteur et laisser faire la nature tout simplement. Si tes perruches se disputent, s'échangent les mâles, c'est tout à fait normal et tant que ça ne se transforme pas en combat sanglant il ne faut pas intervenir.

Quelles sont tes intentions?
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Christiane
Administratrice, conseillère.
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Pays : Québec | Ville : Montréal, Québec

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 20:46

Marie,

Depuis le début tu veux les laisser faire comme «elles le sentent» fais le et arrête de te torturer avec ça.

Plus de nids, que de couples, et vogue la galère.... :pose:


       
Pas d'argent pour bien me nourrir, loger, divertir et faire soigner, vous comptez me faire vivre en cage, sans compagnon de mon espèce, à vous attendre toute la journée? Merci de ne pas m'adopter!
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Marine
Fondatrice, auteure.
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Pays : France | Ville : Poitiers

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 20:53

Moi je dis, vires moi ces buches de malheur qui leur travaillent les hormones inutilement, tu ne vas pas leur arracher leur bonheur, avec tout ce qu''elles ont d'enrichissement et de bien être, elles ne perdront rien. Elles seront moins travaillées par les hormones libérées en masse par une réaction instinctive des buches (nids).


Citation :

Je n'ai jamais trouvé très naturel d'isoler les couples du groupe social au moment de la repro... même si ça à un côté pratique et sécuritaire indéniable!

Les espèces ultra grégaires comme les perruches nichent au sein d'un groupe. Certes les nids sont souvent bien espacés, certes l'espace est grand, certes il y a des conflits, des chamailleries, des risques. Mais c'est quand même ainsi que se font les choses dans la nature!

Margaux, as-tu déjà fait de la reproduction en colonie de perruche ondulée ? Je dis bien perruches ondulées ? c'est une espèce très susceptible à la territorialité et à l'agressivité contre les congénères et ou la nichée lors de la reproduction, et qui plus est en captivité. La trop importante et anxiogène promiscuité les rendent agressives. Et je t'assure que les dégâts sont régulièrement présents et considérables. En outre dans la nature, elles disposent d'hectares sur lesquels s'étendre pour leurs nichées, et d'hectares de source d'alimentation et d'hydratation, une volière, c'est tout au plus quelques mètres carrés. C'est insuffisant est trop anxiogène, je t'assure. le mot "naturel" n'est pas à utiliser à n'importe quel prix.



Notre forum encourage les adoptions, la présence de congénères et d'espace. Également, il ne cautionne pas l'achat d'oiseaux non sevrés et/ou élevés à la main.
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Christiane
Administratrice, conseillère.
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Pays : Québec | Ville : Montréal, Québec

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 20:54

Séparer les couples est valable quand les oiseaux vivent dans des cages ou des petites volières, en colonie jusqu'au moment de la reproduction. Ce n'est pas une légende urbaine que de constater que dans un espace restreint comme une cage ou une petite volière, il y a mort de femelles chez les ondulées qui se battent pour un nid ou un mâle.

Dans ta pièce, est-ce que ce sera pareil?


       
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Jojopsitta
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 20:58

Pour répondre à ta derniere question, non, je ne le pense pas, Christiane... Une pièce est quand même assez vaste pour que la territorialité soit respectée et établie.
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Christiane
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Pays : Québec | Ville : Montréal, Québec

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:01

Tu n'as pas laissé ton couple dans ta volière qui est spacieuse Joël.


       
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La pie bavarde
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Pays : France | Ville : HALLUIN

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:02

Mes intentions Margaux? leur bonheur, leur bien être, et rien d'autre. Si leur bonheur passe par faire des petits, je veux bien laisser faire, leur laisser vivre ça une fois dans leur vie.

Si cela devait se produire, je serai infoutue de donner les perruchons! Donc une fois, c'est Ok.

J'ai essayé d'enlever le nid, comme le suggère Christiane, et Gaia le cherchait éperdument, je l'ai remis.


Cet après midi je me suis dit qu'il fallait peut être un deuxième nid, comme le suggère Margaux.

Dis-moi Margaux, Gaia se met souvent à l'entrée du nid et elle semble haleter avec son bec, que signifie ce comportement?

J'ai tendance à vouloir laisser faire ce qu'elles ont envie de faire, car je sais que c'est l'instinct qui les pousse à se reproduire, et la captivité est déjà contraignante, si je peux laisser faire une fois...bref, ce n'est pas simple mais vos réponses m'aident beaucoup et je vous en remercie.


Je vais peut être suivre le conseil de Margaux, tu mettrais combien de nids pour 5 perruches dont 2 femelles et 3 mâles?
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Jojopsitta
Conseiller modérateur
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Pays : France | Ville : Trieux 54 Lorraine

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:09

Richesatin a écrit:
Tu n'as pas laissé ton couple dans ta volière qui est spacieuse Joël.

Ma volière est moins spacieuse que la pièce de Marie... ( Elle ne fait que 3 m 20 X 1 m 50 au sol...) Wink C'est assez peu pour qu'une territorialité puisse s'établir.

C'est pour cela que la repro s'est faite dans la cage, quoi que dans la volière...
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La pie bavarde
Membre d'honneur
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Pays : France | Ville : HALLUIN

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:16

Marine, il y a longtemps que j'ai retiré la bûche à creuser qui a tout déclenché, mais Gaia n'a pas démordu depuis! si tu voyais mes amoureux, mais si tu les voyais!!! Ils sont magnifiques d'amour, d'attentions. quand Roméo régurgite pour Gaia et que ça tombe, il ramasse pour qu'elle ne raté rien.


Le soucis, c'est que je prends les actes posès par mes oiseaux très au sérieux et que je me sens pas le droit de décider pour eux. Mais évidemment, si un accident devait survenir, je te laisse imaginer mon désarroi, mon angoisse et l'ampleur de ma culpabilité.
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Christiane
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Pays : Québec | Ville : Montréal, Québec

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:22

Citation :
Le soucis, c'est que je prends les actes posès par mes oiseaux très au sérieux et que je me sens pas le droit de décider pour eux.

Marie, il y a un peu d'angélisme dans ça. Oui tu décides pour tes oiseaux, la preuve? L'aménagement et le mode de vie de que tu leur offres. Tu décides le mieux, mais tu décides.

Si ce n'était pas le cas tu ferais comme ton mari le suggère, tu laisserais les oiseaux dans la nature et tu te contenterais de les admirer de loin, tu ne les enfermerais pas dans ta maison.

Bien sûr, une pièce c'est mieux qu'une cage, mais c'est pas naturel non plus. Tous ces accessoires, ces jouets, les soins que tu leur apportes quand ils sont malades, ce n'est pas la nature.

Alors, oui, tu choisis pour eux.




       
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La pie bavarde
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Pays : France | Ville : HALLUIN

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:45

Tu as raison Christiane, bien sûr. Quand je dis cela, ce que je veux signifier c'est que j'ai tout mis en œuvre pour leur laisser, dans la mesure du possible (et dans les limites de la captivité), faire des choix. Et voilà qu'elles en font un de taille...et je vais leur couper l'herbe sous le pied? c'est là que je ne me trouverais pas cohérente: j'ai tout mis en œuvre pour leur bien être, et voilà que ça provoque une repro, je ferais machine arrière? je trouve ça schizo, mais il faut sans doute que j'y songe.

Elles ont toute changé de vie, à mon initiative. Le changement à opéré, une évolution survient, qui correspond à un besoin instinctif et physiologique, bien sur leur vie captive n'est pas naturelle, mais voilà tout de même que la nature s'invite.


J'ai du mal avec l'idée d'enlever le nid et de voir Gaia le chercher. Pour moi, c'est simple de faire stériliser ma chienne. Mais pas de refuser à Gaia de pondre. C'est sûrement paradoxal.
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Christiane
Administratrice, conseillère.
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Pays : Québec | Ville : Montréal, Québec

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 21:57

Et tu as raison également, Marie, ce sont les paradoxes de la vie.

Quand on aime les objets, les biens matériels, pas grandes questions morales ne viennent interférer dans nos décisions, mais quand on partage sa vie avec des êtres vivants, il est parfois difficile de concilier notre responsabilité envers eux, ce en quoi on croit, ce qu'on voudrait, ce qu'on peut, savoir où sont nos limites, les leurs, ce qui est bien et ce qui est mieux.

Je ne doute pas que tu prennes les décisions dans le sens de ce que tu crois être le mieux pour tes belles, c'est tout ce que tu peux humainement faire «en ton âme et conscience» et je n'accorde pas un sens religieux à cette expression, mais un sens d'engagement.

Je te souhaite le bonheur que tout se passe comme tu le veux pour tes ondulées, Marie. coeur 2


       
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La pie bavarde
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Pays : France | Ville : HALLUIN

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 22:28

Je te remercie infiniment Chrisitiane pour cette compréhension de la situation qui est la mienne.

je vais tâcher de faire de mon mieux, et je vais attendre l'avis de Margaux, de Marine et de qui voudra bien éclairer ma lanterne.

Mon métier de rééducateur, je le définis ainsi: Rééduquer, c'est permettre le changement. C'est exactement ce qui se produit chez mes perruchettes. Voilà qu'ils s'opère, en tant qu'être vivant je tiens plus que tout à la cohérence. La cohérence qui est la base de la confiance, et finalement, du bon chemin de la Vie. Sans cohérence, il n'y a pas de points d'ancrage, pas de sécurité, pas de stabilité, et l'être ne peut pas s'engager. pour s'engager dans une voie il faut pouvoir compter sur un "guide", un "tuteur", quel qu'il soit, mais une seule chose importe alors: qu'il soit là et qu'il ne faiblisse jamais.

Le vie est sacrée, et tout être qui s'engage à la vivre pleinement, avec confiance est à respecter en tant que tel. Non, les perruches ne sont pas "que des oiseaux", elles s'engagent, elles le font "cash" et je ne peux guère...leur mentir.

Pis voilà que j'ai commencé à lire le bouquin de Péron, ça va pas arranger mes affaires (sentiments). Il révèle des choses sur les percpetions des oiseaux que je sais exister, mais de le voir écrit par un chercheur du CNRS, plus permis une seule seconde d'en douter. Par exemple, les psittacidés perçoivent l'injustice. Va donc les mettre en cage What a Face

je t'embrasse Christiane, merci flower
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Tanguy
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Sam 15 Sep 2012 - 22:44

Tout devrait bien se passé, il n'y à pas de raison voyons Very Happy
Plusieurs Nids, moi j'en mettrais 3 ou 5 ( carrément Laughing )

Avec ça, tout devrait bien se passé. Guette quand même Watson, qui m'a l'air de ne pas se laissé faire celui là.. What a Face
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Margaux
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Pays : France | Ville : Rennes et pays de la Loire

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 1:25



Coucou Marie!

Voilà que tu en viens à te poser la même question que je me suis posée durant des années avec mes couples matures: repro ou pas repro?

Aujourd'hui je te dirai que d'après mes expériences passées, inhiber les comportements reproducteurs d'un oiseau en pleine période hormonale peut être aussi désastreux que de les encourager dans de mauvaises conditions!

La reproduction EST un besoin à part entière chez ces oiseaux sauvages fertiles! Je le maintiens!

Vient un moment où ils en manifestent l'envie, une envie qui devient vite un besoin!

Souvent, la plupart des propriétaires attendent que cette envie passe, tout en évitant de la surenchérir. Eviter les stimulations qui vont dans ce sens comme les boîtes, coins sombres, matériaux... éviter de donner de la nourriture trop riche, chambouler leur environnement pour réduire les comportements de recherche de site de nidification et d'entretien des sites... bref, il y a des astuces.

Ces astuces ne sont pas efficaces sur le long terme, d'autant qu'un perroquet mature insatisfait entrera en période hormonale plus précocement et plus longtemps.

Il existe des individus bien plus sensibles que d'autres et par chance on peut se soustraire à ce genre de difficultés avec certains. Avec d'autres, bien au contraire, on peut se confronter à de virulentes périodes hormonales, intenses et interminables, comme je l'ai connu avec certains de mes propres oiseaux et comme je le connais avec certains oiseaux que j'étudie.

Même dans la nature, dans de vastes espaces, les conflits existent. Je n'ai jamais eu la chance d'observer des ondulées dans la nature, mais j'ai quand même eu la chance d'observer des conures et elles ne sont pas fines entre elles! Pas du tout! Pour ce qui est de cette espèce, j'en conclus que les comportements sont à peine différents de ceux observés en captivité dans de vastes volières bien organisées.
N'oublions pas que dans la nature, des facteurs peuvent encourager les comportements agressifs comme la compétition pour les points d'eau, la nourriture, facteurs contrôlables en captivité.
Dans la nature, il peut y avoir des combats pour l'accès au meilleur site de nidification. En captivité, on peut offrir des conditions afin de les éviter.

J'ai fais de l'élevage en colonie avec des inséparables, qui ne sont pas plus sympas à ce niveau, qui n'hésitent pas non plus à s'entre tuer en cage, à détruire les oeufs voire tuer les jeunes dans certaines conditions.

Mettre des nichoirs n'a rien d'anodin. Mais on peut le faire en minimisant considérablement les risques.

Les hormones sexuelles s'expriment avant tout avant la repro et en début d'incubation des oeufs. Au cours de l'incubation leur taux diminue pour laisser place à une nouvelle hormone qui prépare à l'élevage des jeunes (la prolactine) et qui inhibe les comportements reproducteurs. Il est donc inutile d'aller jusqu'à laisser les jeunes pour satisfaire pleinement les besoins reproducteurs de nos oiseaux. Il suffit de laisser des oeufs à couver. Même si cet effort paraît bête et vain, c'est ce qui permet de les combler, plus que l'élevage des jeunes en tous cas.

J'ai pu l'observer de nombreuses fois avec les inséparables, l'incubation se passe toujours très bien, mais la suite est souvent bien plus incertaine!

Tu n'es pas obligée d'en arriver aux perruchons pour combler tes louloutes.
En revanche, une durée d'incubation trop longue, comme la fin d'élevage d'oisillons sont des facteurs qui déclenchent un nouveau pic d'hormones sexuelles.
Je l'ai appris un peu tard, car auparavant j'ai toujours cru qu'il fallait laisser les oeufs jusqu'à ce que les oiseaux se lassent, mais en fait ce n'est pas judicieux. Les perroquets ne se lassent jamais tant que les conditions sont propices en particulier pour des espèces opportunistes comme les australiens.

5 perruches = 5 nids, posés tous à la même hauteur, bien espacés les uns des autres. Tu peux en mettre de différentes sortes également.
Place de nombreuses mangeoires et abreuvoirs afin de limiter la compétition.
Observe bien leurs comportements dans les débuts, car une fois qu'elles auront choisi, alors le pire (normalement) sera passé.



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La pie bavarde
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 10:40

Merci beaucoup Margaux pour ces renseignements précieux et fournis. Je vais donc aller racheter des nids, et on verra. Je surveillerai.

Il y a déjà plusieurs points d'alimentation, et profusion de nourriture.

Je relirai ton post autant que nécessaire, mais il est très explicite.

Je vous donnerai évidemment des nouvelles!
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Tanguy
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 11:58

C'est ce que je me disait, 3 ou 5 nids. Merci Margaux Wink
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Mellie
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 12:07

Coucou Marie

Moi je ne sais pas quoi en dire, tu es mieux renseigné que moi alors fais comme tu veux et comme tes belles le sentent, ça devrait très bien se passer, il n'y a pas de raison un calin
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Margaux
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 13:07



De rien Marie, j'espère t'avoir orienté vers la solution qui correspond au mieux à ta situation.

Je connais ça, et je l'ai longtemps connu avec mes gris, car Indie, la femelle, est prédisposée aux lourdes crises hormonales. Comme c'est le cas chez de nombreuses femelles gris du Gabon, comme c'est le cas chez des individus issus de mauvais mariages, comme c'est le cas pour de nombreuses espèces domestiquées.

Les perroquets sont si communicatifs qu'il suffit qu'un seul individu sur-exprime des comportements reproducteurs au sein d'un groupe pour inciter tous les autres!

Pendant longtemps Indie a souffert de l'impossibilité de pouvoir exprimer ces comportements liés à la reproduction.
Avoir un mâle a calmé les choses, mais pour un temps seulement. C'est le fait d'avoir un nichoir qui l'a définitivement comblé.

Maintenant elle a retrouvé un rythme physiologique normal, propice à l'épanouissement complet. D'ailleurs elle n'exprime plus les troubles engendrés par la frustration. La frustration de ne pouvoir exécuter ce que lui dicte son organisme durant ces périodes là. Elle ne sur-exprime plus les comportements pré-reproducteurs.

C'est un rythme qu'il faut ensuite maintenir. Chaque année je présente à mes couples des nids pour qu'ils puissent "se reproduire partiellement". Cet automne mes inséparables ont encore des nids, je vois que la motivation baisse, je vois qu'ils entrent en fin de nidification. La semaine prochaine tout sera enlevé et ils seront parés pour passer 6 à 8 mois sereinement et véritablement comblés.

Par le passé il est arrivé que je ne propose pas de nids à mes couples alors que manifestement ils avaient envie de se reproduire en été. Et je l'ai vite regretté. Car en automne ils se sont calmés, mais en plein hiver ils ont remis le couvert! Quelle galère!

Maintenant je ne me pose plus de questions, dès les premiers signes je place les nichoirs, je les laisse couver et tout se passe très bien. Je n'ai JAMAIS au grand JAMAIS eu de complications, de pertes liés aux risques de l'élevage en colonie.
Aucun de mes oiseaux ne se chamaille jusqu'au sang, aucun d'entre eux ne se chamaille tout court! Et c'est particulièrement vrai depuis que je suis leur rythme physiologique annuel: rythme circannuel calqué sur celui des oiseaux européens (car par chance c'est ce rythme là qu'ils semblent suivre, avec les gris il y a un décalage, ils tendent à suivre le rythme circannuel de leurs ancêtres).

Certes, mettre des nids comporte toujours des risques. Mais ne pas le faire peut être encore plus destructeur!


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Marine
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Pays : France | Ville : Poitiers

MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 19:02

Citation :

La reproduction EST un besoin à part entière chez ces oiseaux sauvages fertiles! Je le maintiens!
Vient un moment où ils en manifestent l'envie, une envie qui devient vite un besoin!
Personne ne peu renier l'évidence du besoin instinctif et physiologique des oiseaux pour la reproduction. Cependant il y a plusieurs façons d'aborder la problématique et non pas qu'une ligne de conduite envisageable.


Il y a ceux qui font régulièrement reproduire leurs oiseaux, en réponse à leurs besoins physiques et instinctifs et mènent leur reproduction (que ce soir en colonie ou en cage de reproduction, on n'abordera cette autre problématique dans un second point). On sait ce qu'il y a à faire là n'est pas le problème. La conséquence, ce sont des oiseaux qui ont pu satisfaire leurs besoins à des réponses chimiques, hormonales et donc tant physiques que psychologique. C'est parfait du point de vue du couple. Cependant ce sont des contraintes non négligeables à considérer selon ses propres convictions et priorités quant à la progéniture :

- des petits qui ne peuvent être indéfiniment gardés (quelques cas isolé oui, mais après c'est le surpeuplement et la perte de qualité de vie)

- des petits donc à placer, dans des foyers qui respecterons leurs besoins environnementaux alimentaires et sociaux. Vous comme moi savez très bien qu'il est extrêmement difficile de trouver ces familles. et quel déchirement, et quelles déceptions quand cela ne se passe pas bien. C'est le principe éthique. Des petits pour satisfaire les besoins de reproduction, mais quel avenir pour ces petits ?

- des adultes qui ont réveillées et développés leur capacités reproductives et renforcé leur patrimoine génétique, ce qui va les inciter à régulièrement renouveler cela. Renouvellement de la problématique des petits.

- Des troubles du comportement reproductif si nous les empêchons de réitérer leur reproduction, avec ce qui va avec, le picage, l'insistance de la femelle à chercher et creuser le nid, celui du mal au coït, les comportements destructeurs en réponse à la frustration...


Il y a ceux qui laissent leur couple couver, mais mettent un terme en ébouillantant les oeufs (ou en mettant des oeufs factices) et laisse seulement au couple le simulacre de la reproduction :
- comportements reproduction, parades, coït, découverte et préparation du nid, ponte, couvaison. On agit sur les oeufs, et on laisse la femelle couver, le mâle la nourrir et etc.
L'avantage étant que le couple à pu bénéficier de la réponse à leurs besoins instinctifs de reproduction par la couvaison et tout ce qui va avec.

Les problématiques se posent également dans cette pratique qui n'est pas parfaite. Certains choisissent de les laisser se "lasser" de la couvaison factice, certains retirent à un moment donné précis. Les problématiques éthiques :

- soit on laisse le couple se lasser, qui bien souvent ne se lasse jamais, car comme l'explique Margaux, vient après une certaine durée (montée hormonale, puis prolactine et éducation des jeunes, puis remontée hormonale) un seconde période hormonale. C'est souvent ce qu'on observe après une première couvée menée à terme (ou une couvé factice non stoppée et donc prolongé), le couple remet le coït, la femelle détruit ou rejette les oeufs (factices ou stériles) et recommence. A ce stade ce n'est plus une réponse aux besoins physiologique mais une frustration entretenue, parce que la femelle perdure à pondre, à couver, à se déplumer le cloaque, et à se concentrer à la couvaison, sans satisfaction ne nourrissage et d'apprentissage (essentiel dans la réalisation d'une couvée, où les instincts de la mère la porte à un nourrissage et apprentissage, grace à la prolactine justement).

- Sans compter les conséquences physiques sur la femelle qui s'épuise à pondre et couver, qui peut vider ses réserves en calcium jusqu'à plus de 30% pour cela). Et quant au mâle il s'épuise à nourrir sa femelle également.


- Soit les oeufs factices ou stériles sont retirés à une certaine durée pour éviter la seconde période hormonale et la répétition infernale de la reproduction. dans ce cas précis, la problématique est à la suppression des oeufs, du nid, et donc de l'établissement physique de la reproduction. Des témoignages ont relevés les conséquences psychologiques et physiques sur les femelles, qui pouvaient crier et rester prostrée durant des jours à la recherche de leur couvée, du nid, et à s'épuiser sur le plan physique à rechercher par la suite activement un nid pour réitérer. Le risque existe, que la suppression du nid et des oeufs incite le couple à une nouvelle recherche de lieu de nidification et les comportements reproducteurs (parades, coït) reprennent.



Citation :

Même dans la nature, dans de vastes espaces, les conflits existent.

Abordons donc dans cette seconde partie reproduction en colonie VS reproduction individuelle (se référencer à l'article) :
http://www.perruches.org/t2482-reproduction-en-colonie-ou-reproduction-en-couple-isole?highlight=colonie


Justement, ces conflits dans la nature existent (même chez les perruches ondulées pour le choix du mâle par la femelle, les mâles après l'intimidation peuvent parfois se battent). mais comme tu le dis Margaux, ces conflits ont lieux dans la nature, "dans de vastes espaces". La captivité n'offre justement pas ce qui permet dans le milieu naturel ne pas rendre un conflit en mise à mort. Les mises à mort entre congénères, la mise à mort de la couvée, les agressions territoriales sont des troubles du comportement liés à la captivité.

C'est là en fait la différence fondamentale.

Je ne critique pas la reproduction en captivité, je ne suis pas "contre" par principe. Je suis contre quand elle est pratiquée par des novices, par le manque d'expérience et/ou de connaissances, quand elle est pratiquée dans une volière ou cage d'ailleurs, et qu'elle ne respecte pas des conditions essentielles.

Marie, tu as certainement de bonnes conditions pour une reproduction en colonie :
- connaissances
- espace (une pièce entière, combien de mètres carrés déjà?)
- peu d'individus
- un enrichissement environnemental et alimentaire et de nombreux points de subsistance et de fuite

Cependant, cela comprend des risques de blessures et de morts, auxquels serais-tu prête à être confrontée ? c'est là la réelle question. Elles peuvent exister dans la nature, mais elles sont "naturelles" et inévitables. En captivité, elles sont "évitables" de manière optimale en isolant les couples. parce que la captivité à comme conséquences la souffrance psychologique et physique de nos oiseaux. Et la mort d'individus sous notre toit, sous notre responsabilité, es-tu prête pour cela ? Moi non, et c'est bien pour cela que je préconise la reproduction individuelle. parce qu'elle est plus sécuritaire sur le plan individuelle, et offre au couple la tranquillité de leur évolution (cela réduit leur sentiment de territorialité, de mise en danger de la couvée, cela les rassure et les concentre sur la couvée et évite les abandons, et mises à mort).

Il est très dangereux pour moi que cet amalgame, de justifier la reproduction en colonie en captivité par le fait qu'elle est "naturelle" et que c'est ainsi que cela évoluer à l'état naturel. Parce que la problématique est bien là, c'est que nous sommes dans une situation de "captivité". et ça n'a rien de naturel. Les conséquences sont différentes. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, mais qu'il y a des conditions indispensables et nécessaires requises, et qu'elles ne sont pas à portée de tous.





Citation :
Souvent, la plupart des propriétaires attendent que cette envie passe, tout en évitant de la surenchérir. Eviter les stimulations qui vont dans ce sens comme les boîtes, coins sombres, matériaux... éviter de donner de la nourriture trop riche, chambouler leur environnement pour réduire les comportements de recherche de site de nidification et d'entretien des sites... bref, il y a des astuces.
Mon raisonnement n'est pas tel. Je ne dis pas qu'il faut inhiber des comportements naturels tels que ceux de la reproduction, pour preuve, des dizaines d'articles sur le forum qui insistent impérativement sur la nécessité de respecter les comportements innés.

Là où je diffère sur mon point de vue, c'est que rien ne sert d'inciter, de favoriser et de déclencher des comportements de reproduction et des montées hormonales de part des erreurs environnementales. A l'état sauvage, quand ni le climat ni le terrain n'est propice (feu de brouillage, de forêt, pénurie alimentaire, sécheresse etc.) à la
reproduction, il arrive aux groupes de perruches ondulées de ne pas se reproduire durant plusieurs saisons. Elles n'en demeurent pas moins comblées sur leurs besoins innés. Seulement, certains comportements instinctifs n'ont pas été déclenchés par l'environnement.

En captivité, il est est de même. C'est en mettant un nid où ce qui ressemble à un nid (noirceur du trou de ponte), en apportant une trop grande abondance alimentaire (qui n'est pas nécessaire puisqu'il est préférable que l'alimentation soit complète et équilibré en terme de santé et d'espérance de vie), et en exploitant d'autres paramètres, nous déclenchons et favorisons les montées hormonales des couples, et de ce qui s'ensuit.

J'en conclue qu'à l'état de captivité avec les problématiques qui ont été énumérées ci-dessus (de l'adoption des couvées) il est plus pertinent et judicieux d'éviter un environnement appropriée à la reproduction. Ce qui n'en appauvrie par pour autant la richesse de leur environnement. Il y a juste certains paramètres à considérer pour éviter de les frustrer inutilement.

Mes perruches ondulées ont depuis 5 ans un environnement enrichi qui respectent leurs besoins. Une seule fois Fifi s'est mise à me couver des oeufs, j'ai choisis de stériliser les oeufs et la laisser les couver quelques jours (temps réel qu'elles les auraient couvert si viables) et je les ai jetée. Ce n'était pas "LA" solution, s'en était une parmi plusieurs, qui j'ai considéré respectée au mieux mes convictions et son bien-être.

Mais je n'aurai pas constaté la présence d’œufs, je n'aurai pas fait en sorte de lui offrir un environnement propice à les lui permettre. Parce qu'arracher les œufs, ça n'a pas été de gaité de cœur, ni pour elle, ni pour moi. Elle a criée et les a cherché. Elle s'en est finalement remise. mais l'impact psychologique, même si nous ne le connaissons pas, reste considérable au vu de son comportement.

Est-il plus grave ou moins grave de lui offrir la couvaison de ses œufs et les lui arracher avec une vive réaction de sa part, ou que de ne pas lui avoir permis la ponte et la couvaison ? Je ne le saurais pas. Ce que l'on souhaite, c'est minimiser la frustration liée aux montées hormonales.

la prolactine explique qu'après le coït la femelle est concentrée à l'élevage des petits et cela permet qu'elle n'ai plus de vague hormonale durant l'élevage. Mais qu'est-ce qui explique qu'après le retrait des œufs factices certains couples s'acharnent à reconduire la reproduction et la couvaison, alors que d'autres passent aisément à autre chose ? Et comment expliquer la femelle qui chasse une couvée à peine ou pas terminée pour poursuivre avec une seconde immédiatement ?

Est-ce mieux de fournir un environnement enrichi mais qui évite les montées hormonales et les conséquences de frustrations et de choix qui en découlent ? C'est mon point de vue. j'évite ainsi des problématiques, des choix et des conséquences difficiles tant pour mes oiseaux que pour moi-même. J'évite de déclencher en eux une réaction liée au réveil de l’instinct face à des stimuli précis.

Je ne considère pas qu'il faille inhiber (qui peut empêcher des perruches ou des oiseaux une fois qu'ils sont lancés dans la reproduction?), mais qu'il faille éviter de déclencher ce qui n'est pas encore présent. Une fois présents, ces comportements de reproduction, la problématique est différente, et elle se pose.

Ce dont je suis sûr, c'est que chaque situation est particulière. Et il faut impérativement considérer l'espèce concernée, et ne pas faire l'amalgame entre les différents éthogrammes propre à chaque espèce.


Pour conclure, à ta place, je ne sais pas vraiment ce que je ferai, je pense que surement je ne poserai pas de nid pour la laisser couver puis faire disparaitre le tout (car j'ai observé la frustration post-couvaison). Je pense que je les laisserai toujours ensemble, libres de leurs comportements, et s'il y a coït et ponte je laisserai les oeufs là où ils seront mis par eux-même, c'est-à-dire s'ils sont brisés je nettoierai, s'ils sont entreposés, je stériliserai et laisserai couver quelques jours pour les retirer. et au préalable j'aurai retiré à l'environnement le simulacre de point de nidification aux yeux de mes oiseaux.

Quoi qu'il en soit et quel que soit ton choix Marie, il ne sera pas mauvais, il sera bon dans le sens de tes oiseaux et de toi-même dans la mesure du possible et nous serons avec toi pour suivre l'aventure avec plaisir et t'aider si besoin. Smile



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La pie bavarde
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 21:56

Je te remercie infiniment Marine d'avoir pris le temps de me répondre avec tant de précisions.


En fait, j'avais mis les bûches à creuser sans penser une seule seconde que j'allais déclencher des comportements de repro. C'est quand j'ai constaté l'acharnement de Gaia que j'ai lu les articles du forum et y ai appris que de tels objets pouvaient DÉCLENCHER des comportements reproducteurs.


L'idée de la repro était loin de moi, je ne souhaite pas spécialement de repro, et il m'arrive un truc auquel je ne m'attendais pas!


J'espère que je n'ai pas lancé Gaia et Roméo dans une ronde infernale.


Tu sais Marine, je suis extrêmement sensible au bonheur de mes oiseaux, bien sur que je ne suis pas taillée pour supporter des drames, des malheurs, des horreurs, je suis incapable de donner des perruchons, je ne me pense même pas capable de retirer des œufs et de voir la femelle les chercher. Gaia à cherché le nid, je l'ai remis. Je suis incapable de me dire "ça lui passera" même si intellectuellement je le sais, émotionnellement je ne peux pas la voir comme ça.

Si j'avais su ce que déclencherait cette bûche, je me serais soigneusement abstenue de l'offrir. J'ai voulu leur offrir des supers joujoux qui les occuperaient. A ben la, pour être occupés, ils le sont.


Je prends la mesure, en te lisant, de la problématique dans laquelle je me trouve, malgré moi, mais à cause de moi.


Cet après midi, Gaia semblait s'intéresser moins au nid. Est ce significatif d'une évolution, je n'en sais rien.


Voici ce que je vais faire: je vais laisser le nid, et attendre de voir si c'est un coup pour rien, ce que j'espère! j'espère que cette montée hormonale va tomber à l'eau, et au-delà je prendrai des précautions pour ne pas provoquer un renouvellement.


Le problème, c'est que je suis dans l'incertitude! mon objectif premier est qu'il n'arrive pas de drame. J'ai donc mis un deuxième nid cet après midi pour que Watson ait une possibilité pour lui et en espérant qu'il intervienne moins auprès de Roméo. MAIS mon objectif n'est pas d'inciter Watson et Perruche bleue, or si je mets un nid....c'est cornélien!


Vous êtes super gentils de m'aider car j'en ai bien besoin. Dans l'absolu, les grands débats repro en colonie versus repro en cage ne sont pas forcément ma tasse de thé. C'est bien simple, n'ayant aucune expérience en repro, je n'ai pas d'avis sur la question, je n'en sais rien! J'ai quelques connaissances, oui, mais pas en repro.


Alors je tâche de faire de mon mieux. Marine, tu me conseille de réduire un peu la nourriture? Si tu peux me lister ce qu'il faut éviter de mettre dans l.environnement car risques de déclencher une repro, je suis très preneuse! À l'évidence, Gaia recherche des matières, je ne sais pas pour quoi faire, mais elle est montée sur ma tête aujourd'hui pour chercher dans mes cheveux. Voilà des jours que je vois qu'elle meure d'envie de venir dans mes cheveux. Je suppose que cela a un sens, et Même j'en suis sûre.


Un immense merci Marine.
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Marine
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 22:25

Rassures toi, je n'ai aucune expérience en reproduction non plus. Et je suis comme toi face aux comportements et troubles de la reproduction. Comme Margaux avec ses belles, comme Christiane avec sa Calou, comme moi avec ma fifi le jour où il y a eu, finalement, chacune d'entre nous, le jour où cela arrive, on ne sait jamais comment trop se débrouiller avec ça, on patauge, on hésite, on questionne, on prend conseil, et puis on se lance et on fini bien par démêler tout ça.

Alors si mon expérience et celle de nous toute peut t'aider, c'est tant mieux, et on prendra le temps de te conseiller.

Je te ferai la liste demain des objets et situations à éviter pas de souci.

La recherche de matière (cheveux, tissus, etc) c'est la recherche pour de quoi agrémenter le nid ou travailler le nid.

Bonne soirée Smile



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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 23:22

Voici la cire de Gaïa aujourd'hui

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La pie bavarde
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MessageSujet: Re: Je ne peux pas revenir en arrière   Dim 16 Sep 2012 - 23:27

Il serait sûrement raisonnable que j'enlève les nids.

Si j'étais lâche, je le ferai demain matin avant de partir au boulot, je rentrerai quelques heures plus tard et n'aurais pas vu "le pire" (ma belle qui volette devant l'emplacement comme je l'ai déjà vue faire).

Je verrai demain matin ce que j'aurais le coeur de faire.

Merci Marine de me rassurer en me livrant l'expérience de chacun. Cela n'arrive pas qu'à moi, ni la montée hormonale, ni le doute Exclamation

Je vais essayer de voir les perspectives d'avenir: tout mettre en oeuvre pour que, comme chez vous, ça se maintienne sans.

Demain, il fera jour...je vous embrasse les filles merci pour votre aide et votre soutien.
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